tableau de financement

Pour comprendre l’évolution d’une entreprise, il est nécessaire de disposer  d’un certain nombre d’informations que ne fournissent pas les documents classiques que sont le bilan et le compte de résultat. Par exemple, le montant des investissements réalisés, le montant de l’endettement contracté, le montant des dividendes distribués, le montant de la CAF (ou MBA marge brute d'autofinancement).
Le tableau de financement sert à suivre l'évolution des ressources venues de l'extérieur et l'évolution des paiements autres que les charges appelées emplois.

Le tableau de financement se fait à partir d'une analyse fonctionnelle du bilan.
Il sert à rendre compte de la politique financière menée par l'entreprise au cours de l'exercice. Il donne le résultat financier.
Ce document a été rendu obligatoire par la loi du 1 mars 1984  pour les entreprises qui ont un effectif égal ou supérieur à 300 salariés ou CA égal ou supérieur à 18 millions d’euros.

note : Il ne doit pas être confondu avec le plan de financement.

Le tableau de financement explique

1. la variation des emplois et ressources stables = variation du FR

. ressources (acquises)
CAF (résultat corrigé des DADP/reprises et des résultats de cession),
cession (uniquement 775) de l'actif,
augmentation de capital (pas réserves),
augmentation des dettes financières (corrigées des remboursements d'emprunt n)
. emplois (effectués)
distribution des dividendes de l'année n-1 (bénéfice n-1 dont report à nouveau - ce qui a été affecté aux réserves : soit variation des réserves)
variation d'immo (brutes)
remboursement des dettes fi (emprunts)
mais aussi réductions des capitaux propres et charges à répartir.


2. la variation des actifs circulant et trésorerie décomposée en variation d'exploitation, hors exploitation et trésorerie.

1=2

EBE CAF

. L'Excédent Brut d'Exploitation représente la capacité présente de l'entreprise à produire des liquidités. C'est un résultat d'exploitation sans le poids des investissements (privés des DADP & reprises et des "autres charges et produits").
Il se calcule en faisant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables relevant de l'activité principale de l'entreprise.

Différence avec le résultat = l'exceptionnel, le financier, les opérations lourdes amorties sur plusieurs années.
Ne rentrent pas en compte, par exemple :
- Les investissements pour créer une nouvelle ligne de production (intégrés au résultat par amortissement),
- Les dépenses exceptionnelles (perte d'un procès),
- Les recettes exceptionnelles (vente d'une machine),
- Les provisions (risque lié à la garantie)
- Les remboursements de prêts et frais bancaires.

voir aussi EBITDA

. La Capacité d'autofinancement donne aussi une indication sur un flux de liquidité potentiel mais en intégrant toute l'activité de l'entreprise et pas seulement l'exploitation. On retranche les DADP mais aussi les plus ou moins value d'actifs.

Une fois les dividendes versés, le solde = autofinancement réel peut servir au remb. de la dette, aux invest, voire les besoins sur les postes de stocks, créances clients ou trésorerie. voir tableau de financement.


provisions 6815 6875 15 7815 7875

Les dotations aux provisions pour risques et charges proprement dites concernent des provisions bien précises passées directement du 15. aux 68. correspondant.
Elles se distinguent des provisions pour dépréciations (29/39…). Les provisions pour risques et charges sont au passif contrairement aux provisions pour dépréciation (déduites des immos brutes).

Provisions pour risques : 1511 litiges (procès prud’homme ou clients), 1512 (garanties données aux clients- à voir : compte différent suivant le nb d’années garantie), 1518 (licenciement), 1515 (pertes de changes)
Provisions pour pensions : 153 (retraite = calcul précis)
Provisions pour charges : 1572 (provision pour gros entretien).

Généralement pour les garanties, les licenciements ou les gros entretiens, on utilise un compte de dotation de prov d'exploitation (6815). On peut aussi utiliser un compte de dotations aux prov exceptionnelles (6875).

dépréciations d'actifs 681/686 29/39/49/59 786/781 416/654

Balance : les provisions pour dépréciations d'actifs apparaissent en déduction de l'actif brut (comme les amortissements)... même si elles augmentent par un crédit.
compte de résultat : une fois constituées, elles peuvent être reprise par un compte 78, tant que persiste une moins-value. En revanche, une plus-value latente n'est jamais enregistrée.

. Stocks : 39/ 6817  Le 7 indique actifs circulant. Reprise : 7817.
A la clôture, on annule les dépréciations antérieures (les stocks ayant circulé...) et on passe les nouvelles.

. Clients : 49 1, dépréciations / reprises 6817/7817,
Les dépréciations se font sur le montant HT, car le cas échéant, on peut récupérer la TVA sur créances irrécouvrables.
compte client : la créance passe en clients douteux = 416… (TTC)
Et si cela devient irrécouvrable : 654/4457(au débit) et 416 au crédit + reprise de la provision.



. Immobilisations financières ou VMP 29/59  6866 7866
Pour les titres de participation, la valeur actuelle est la valeur d'utilité déterminée à partir
- des perspectives de rentabilité,
- des capitaux propres,
- de l'évolution des motifs d’appréciation sur lesquels repose la transaction d'origine.



. Immobilisation corporelle : exemple = bâtiment, mobilier

Prov = 29….. (à distinguer du compte de provision pour amortissement = 28….)

dot = 6816.., (à distinguer du compte de dotation aux amortissement= 6811..)

dépréciation utilisée dans le cas où la valeur actuelle est significativement inférieure à la valeur nette comptable. Dans ce cas, les amortissements suivants seront calculés à partir de la nouvelle base.

stocks 31/37 6031/6037 35/7135

Les stocks sont valorisés au coût de production (ou d'acquisition s'il n'y pas de production) suivant la méthode CUMP (moyenne dont coût d'entrée sur une période ne pouvant excéder la période de stockage) ou PEPS-FIFO (choix à indiquer dans l'annexe des comptes annuels).
On distingue les stocks de matières premières, de marchandises, mais aussi d'"autres approvisionnements" (32/6032) = consommables et emballages.
Et lorsqu'il y a production : en-cours de productions de biens (33), produits finis (35).

coût d'acquisition =prix d’achat majoré de tous les frais d’approvisionnements : frais de transport, de droits de douane, d'impôts indirects, d’installation, de mise en service…

cout de production =ensemble des charges occasionnées par la fabrication d’un produit (ou d’un service) :
- Coût d’acquisition des matières premières consommées lors de l’opération de
production.
- Charges externes utilisées (sous traitance),
- Charges du personnel,
- Amortissement du matériel de production.
(Les charges peuvent être directes ou indirectes)

Comptablement, on destocke à chaque fin de période par le compte de variation de stock correspondant. Pour les produits et en-cours, on passe par des comptes "713".
Chaque production induit un stockage, chaque vente induit un déstockage au prix de production.

entrainement
stock initial de produit finis = 1000
Stock final = 2000

comptabilisation
7135  1000
35                1000
35      2000
7135            2000

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